Inna Mukhina

 

Inna-00cb9Inna Mukhina, co-fondatrice du Groupe d’Education nouvelle de Saint-Pétersbourg  nous a quittés le 2 décembre 2014.
Passionnée de littérature russe, elle a inventé de nombreuses démarches dans ce domaine, publiées en Russie.
A l’heure de cette séparation, celles et ceux qui l’ont connue témoignent avec émotion de son travail de  création et de diffusion des idées et pratiques d’Education nouvelle.

Elle était venue, beaucoup s’en souviennent, à la fin des années 80 et
au début des années 90, aux universités d’été du GFEN, à Mallone (aux Rencontres du LIEN,) au secteur poésie écriture du GFEN, je crois. Elle a œuvré pendant toutes ces années, jusqu’à aujourd’hui, pour faire vivre un groupe d’Éducation Nouvelle à Saint-Petersbourg, et maintenant sa fille Tania participe activement au groupe d’organisation du LIEN.
Inna était passionnée de littérature russe, et elle a inventé de
nombreuses démarches dans ce domaine, qu’elle a écrites dans des livres largement diffusés en Russie. À travers ces démarches, elle cherchait à permettre la construction de la “liberté intérieure” dont elle percevait la nécessité pour la Russie, après la période soviétique.

Jean-Louis Cordonnier (GFEN)

 

Nous reprenons ICI son témoignage paru dans le livre
 Relever les défis de l'Éducation nouvelle - 45 parcours d'avenir
 (Chronique Sociale 2009).

Pour tous les amis russes, pour toi Tatiana et pour les tiens…

Au nom du GFEN, en mon propre nom, je m’associe à votre peine et veux vous témoigner avec tristesse mais comme si c’était hier du souvenir que nous a laissé la rencontre à Mallone avec Inna. Nous avions tous alors apprécié sa très grande culture littéraire et philosophique, sa détermination, sa curiosité, son appétit de débattre ! Un peu plus tard, nous n’avions pas eu, Odette et moi, le bonheur de la rencontrer lors de notre passage à Saint Petersbourg en 2005 et je regrette encore.

Toutes nos pensées vous accompagnent, chers amis, chère Tatiana, en ce jour sombre. Nous savons que le combat pour une éducation juste et émancipatrice continue, en Russie comme dans bien d’autres pays.

Que cela nous soit un baume sur le cœur.

Michel Neumayer (GFEN)

 

 

Дорогая Таня,

Твою маму Инну я лично не знал, но я много хорошего узнал о ней от наших друзей.Я тоже пережил такую тяжелую потерю, невосполнимую потерю.

Обнимаю тебя. Крепись.

Олег (Russie)

 

 

Chère amie,

Au nom de tous les amis tunisiens, je te présente nos sincères condoléances . Nous n’avons pas connu votre maman et c’est dommage pour nous , c’était vraiment une grande dame en quête d’une éducation du futur solidaire , juste et humaine .Que son âme repose en paix et que son souvenir ne quitte jamais ses frères et sœurs , des militants de l’Education

Mounira Khouadja (Tunisie)

 

Chère Tatyana,

J’ai bien connu ta maman, car la première fois qu’elle est venue en France et est passée par Paris, elle fut hébergée chez mon compagnon.

Je me souviens de longues discussions autour des poètes de nos deux pays. Il y eut une soirée mémorable dans un petit restaurant à Suresnes, qui est très connu car on l’appelle : “Le Père Lapin”.

J’évoquais avec elle aussi le souvenir de mon grand-père Szlama Szmulewicz, d’origine polonaise et qui fit pendant 3 ans son service militaire à St-Pétersbourg où s’échangeaient des idées d’émancipation. [C’était à la fin du 19ème siècle]

A toi, à toute votre famille toutes mes amicales pensées et que soient diffusées les idées, le travail de ta maman.

Colette Charlet (GFEN)

 

 

Chère Tania,

J’apprends avec émotion le décès de ta chère maman.

Au nom du Collectif du Groupe Romand d’Education Nouvelle (GREN) et en mon nom, je t’adresse toute notre sympathie et notre affection.

J’ai eu l’immense joie de rencontrer ta maman en France, dans les universités d’été du GFEN et aux 1ères rencontres du LIEN à Malonne, de participer à un ou deux de ses ateliers, de lui parler. Son enthousiasme pour l’Education nouvelle, sa passion des ateliers d’écriture, ses multiples questions, sa chaleur humaine m’avaient frappée. Tout ce que tu as aussi dit d’elle en Suisse, à Genolier, nous avait bien fait comprendre le pilier qu’elle était pour le Groupe d’Education Nouvelle de Saint Pétersbourg.

Son oeuvre continue, comme l’espoir qu’elle comporte, portée par ton action et celle de votre groupe. Nous allons aussi faire fructifier son travail, sa pensée, ses propositions à travers les rapports d’amitié et de travail établis désormais entre nous tous, membres des groupes du LIEN.

Pour l’heure, je t’adresse, chère Tania, toute mon affection et mon amitié.

En pensées aussi avec les membres de votre groupe, comme celles et ceux qui t’entourent.

Etiennette (GREN)