Gaston Mialaret

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Gaston Mialaret vient de nous quitter.

Gastion Mialaret avait 98 ans. Il a été un des fondateurs des Sciences de l’Éducation en France et président du GFEN de 1962 à 1966.

Lire l’entretien avec Gaston Mialaret
paru dans “Relever les défis de l’Éducation nouvelle – 45 parcours d’avenir”
(Chronique sociale 2009)

 

 

 

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 Nous republions ici l’entretien qu’il nous avait accordé pour le livre Relever les défis de l’Éducation nouvelles, 45 parcours d’avenir (Chronique sociale, 2009) et mettrons ligne prochainement d’autres documents (textes et vidéos, une longue interview notamment qu’il avait accordée en 2005 à Etiennette Vellas, Odette et Michel Neumayer, Jean-Marc Richard).

Etiennette vellas

“Comment ne pas nous souvenir aussi de sa présence à Marly aux côté d’Albert Jacquard, à nos deuxièmes Rencontres du LIEN auxquelles il avait participé avec joie, écrit Etiennette Vellas (GREN) aux membres du LIEN. Qui pourrait oublier ses yeux bleus pétillants et son enthousiasme, quand il parlait d’Éducation nouvelle ?

Gaston Mialaret a écrit de nombreux livres sur la pédagogie, sur les sciences de l’éducation, sur les pratiques pédagogiques et sur les problèmes de la recherche scientifique en éducation. Il fut appelé, après avoir quitté ses fonctions universitaires, à diriger le Bureau international de l’Éducation (le BIE-Unesco).

Mon livre préféré de lui a été l’un de ses derniers livres (2003) : Propos impertinents sur l’éducation actuelle. Parce qu’il osait se montrer en militant de l’Éducation nouvelle.
Gaston Mialaret y écrit (p218) : « L’éducation nouvelle refuse la notion d’adaptation passive au futur ; elle veut créer un homme susceptible d’affronter le monde de demain, non pas en être vaincu, en être soumis, mais en homme conscient de ses pouvoirs, de ses responsabilités, de ses droits”.

E.V.(GREN)

 

 

 

Gastón Mialaret
El 30 de enero falleció un MAESTRO DE MAESTROS, GASTÓN MIALARET.

Con su sabiduría  supo transmitir y proponer una educación para la paz y el conocimiento, equitativa, respetuosa y plenamente abarcativa.  Con generosidad, transmitió esas propuestas por el mundo, demostrando y promoviendo la importancia de tener una gran capacidad de resistir ante embates egoístas y arteros, que en este mundo conflictivo procuran – muchas veces solapadamente- fomentar la ignorancia y el desconocimiento de los derechos del ser humano, escondido en “planes educativos” que sólo satisfacen los intereses de unos pocos.
Y no se limitó a las tan necesarias investigaciones y formulaciones teóricas: fue también un maestro de lo concreto, acercando a las más diversas latitudes materiales útiles para que otros maestros, que sienten un compromiso similar al que sostuvo, puedan aún utilizar con los alumnos para facilitar el aprendizaje.
Trabajador incansable, con una larga y fructífera vida:
Supo aprender
Supo enseñar
Supo comprender y transmitir
Supo escuchar e intercambiar
Supo respetar.
SUPO VIVIR.
Sus ideales y enseñanzas siempre estarán con nosotros ¡querido MAESTRO!

Laura Cossettini

 

 

 

Colette Charlet

“Ce décès me touche comme beaucoup d’entre nous, écrit {{Colette Charlet}} (GFEN). En effet, c’est grâce à lui et à Josette Jolibert que j’ai connu le GFEN. C’était au congrès de l’Association des Institutrices des écoles maternelles (AGIEM) en 1974, à Montpellier, où il faisait des interventions alors qu’il était aussi président de l’OMEP (Organisation Internationale de l’éducation pré scolaire). Il faisait preuve d’humanisme et de lucidité.
Cela me permit aussi de me pencher sur mes pratiques, de comprendre les causes réelles de l’échec scolaire et des inégalités.
Plus tard, au cours de mes pérégrinations en Argentine, j’ai eu l’opportunité de rencontrer des enseignantes, membres de l’OMEP et qui avaient eu cette chance de travailler avec lui (en particulier des pionnières de l’éducation nouvelle qui travaillaient  avec la famille Cossettini). Cela reste  pour elles un souvenir inoubliable. En 2005, j’en ai discuté avec elles et les informai que Gaston Mialaret était président d’honneur du GFEN. Elles transmirent des messages et je lui en fis part à mon retour en France. Il en fut ému, avait une compréhension de la langue de ce pays. S’en suivirent quelques échanges de lettres qui me remplirent d’émotion.
Il restera pour moi un noble messager de l’éducation nouvelle. Moi aussi, je ne peux oublier  sa présence à Marly aux côtés d’Albert Jacquard.
Je vais en informer mes amies d’Argentine.
En toute amitié.

Colette Charlet


 

Voir l’hommage du Café pédagogique

 Voir l’hommage sur le site du GFEN.