“Éducation nouvelle et spiritualité – Le corps, l’esprit, la pensée” (Mars 2020) paru dans DIALOGUE 176


LE SUPPLÉMENT DU LIEN

Éducation nouvelle et spiritualité
Le corps, l’esprit, la pensée

ÉDITO (Extraits)
“Tous capables”, “tous chercheurs”, “tous créateurs” est plus qu’une affirmation. C’est un pari sur l’être humain. L’Éducation nouvelle l’a adopté parce que c’est un levier puissant pour une éducation qui se soucie du vivant et combat toutes les assignations comme si les jeux étaient faits une fois pour toutes.
Mis en chantier dès la Biennale de l’Éducation nouvelle de Poitiers (2019), le thème de ce supplément était dans un 1er temps “la question du religieux”. Aujourd’hui, elle est devenue celle du rapport de l’Éducation nouvelle à “la vie dans l’ombre portée de la mort” (G.Canguilhem).
Autrement dit, notre réflexion est ici : en quoi nos actes professionnels et militants sont-ils
influencés, nourris, “commandés” par nos convictions, par des utopies, par des hypothèses dont nous acceptons qu’elles soient par nature invérifiable ; par des questions insondables telles que apprendre, former et se former dans le prisme du vivre ?
Certains ont pu penser que la science ou le rationalisme nous désinfecteraient des
croyances. Aussi résistantes et mutantes que des bactéries et des virus, elles persistent et
prolifèrent. La biologie nous a appris que les “bons” microbes symbiotes nous préservent des microbes pathogènes. De même apprivoiser les croyances contribue à lutter contre les dogmatismes. Les mettre en débat aide à remettre en cause le sens unique.
C’est moins de religions, encore moins d’églises ou de cléricalismes dont nous parlons que d’un imaginaire humain qui construit des espaces de dépassement de l’immédiat. Autant de questions qui concernent tout être humain. (…)


Ce numéro de Dialogue cherche à éclaircir la notion d’évaluation, ses différentes acceptions, lever ainsi quelques malentendus, dénoncer des effets pervers, lui ouvrir des perspectives.

Il donne à lire des usages de l’évaluation : en classe afin de synthétiser des informations, de comprendre les opérations nécessaires à l’apprentissage ; en formation pour changer le regard d’enseignants sur leur élèves ; dans le monde associatif pour donner valeur à des activités et coordonner leurs comptes rendus…

Les articles montrent que les auteurs ont des conceptions diverses de l’évaluation mais qu’ils se fondent sur des principes communs : se garder de faire de l’évaluation un instrument de contrôle, la fonder sur le collectif, en faire un levier de conquête de nouveaux pouvoirs à co-construire.

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