Dialogue 174 « Violence »

Contre la violence : espoirs, outils, analyses

ÉTRANGEMENT, IL NOUS
INTERPELLE ENCORE…
« Et sur les indications du diable,
on créa l’école.
L’enfant aime la nature : on le parqua
dans des salles closes.
L’enfant aime voir son activité servir à quelque chose, on fit en sorte qu’elle n’eût aucun but.
Il aime bouger : on l’obligea à se tenir
immobile.
Il aime manier les objets : on le mit en contact avec les idées.
Il aime se servir de ses mains : on ne mit
en jeu que son cerveau.
Il aime parler : on le contraignit au silence.
Il voudrait raisonner : on le fit mémoriser.
Il voudrait chercher la science :
on la lui servit toute faite.
Il voudrait s’enthousiasmer :
on inventa les punitions.
Alors les enfants apprirent ce qu’ils
n’auraient jamais appris sans cela.
Ils surent dissimuler, ils surent tricher,
ils surent mentir. »

Adolphe Ferrière,
(Congrès de Calais, 1921)

 

Et si le diable réfléchissait, aujourd’hui ! Et s’il s’essayait plutôt à créer une école qui s’intéresse à l’enfant. Et si… si nous ne l’écoutions plus ?
Et si nous lui proposions, de nous accompagner sans fatalisme ? D’ensemble découvrir de nouveaux dispositifs ? Et si nous choisissions de nouer des fils aux mille couleurs, de créer la cape, qui protégera l’enfant, qui grandira avec lui et le rendra plus heureux, sans mentir. Et si…

Claire Descloux (GREN)
Ce supplément a été coordonné par
Claire Descloux et Julie Bonin

 

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